Un scanner EPFZ salué par le monde scientifique

14 Mai 2018

Deux chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), Max Ahnen et Jannis Fischer, ont développé un modèle de scanner du cerveau bien plus petit et dix fois moins cher que les appareils élaborés jusqu'ici. Leur travail est salué dans un classement du magazine américain Forbes. 

Tous deux ont mis au point ce scanner dit PET (tomographie par émission de positons) de moins de deux mètres carrés au sol à l'Institut de physique des particules et d'astrophysique de la haute école. «Le dispositif ressemble à une chaise de coiffeur avec un casque», selon Max Ahnen, cité dans le communiqué. En plus d'être dix fois moins cher, le scanner est aussi plus mobile que ses prédécesseurs. De tels appareils servent à reconnaître les traces de cancer, mais aussi de maladies cardiaques et nerveuses - pour certaines, il reconnaît des symptômes 10 à 20 ans plus tôt qu'un diagnostic médical. Le patient se voit injecter une faible dose de substance radioactive dans le bras, puis le scanner retranscrit en imagerie cérébrale l'activité des tissus grâce aux émissions des positons.

Les appareils de ce type sur le marché aujourd'hui font environ 15 mètres carrés au sol et coûtent entre 1,5 et 5,5 millions de francs. De nombreux hôpitaux, par exemple en Amérique du Sud ou en Afrique, ne peuvent pas se payer des dispositifs aussi chers, parmi les plus coûteux dans la médecine moderne. Avec cette nouvelle invention, la détection des maladies du cerveau pourrait devenir une pratique plus généralisée. Parmi elles, les tumeurs cérébrales, les maladies du système nerveux comme les scléroses latérales amyotrophiques, la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer.

Le dispositif devrait être commercialisé en 2021. (Sources EPFZ/ats/nxp)